Le comité d'organisation de l'inauguration du monument de la renaissance africaine a tenu hier une conférence de presse pour donner le programme des festivités. Ainsi des activités culturelles variées vont marquer l'inauguration.
Exposition, Projections de films, concert sont, entre autres événements, prévus pour l'inauguration du monument de la renaissance africaine situé sur l'une des Mamelles de Ouakam. C'est ce qu'a annoncé, hier, les membres du comité d'organisation, lors d'une conférence de presse à Dakar. Le budget prévisionnel est estimé à 300 millions de francs. La Maison de la culture Douta Seck, le Centre culturel Blaise Senghor, le Centre culturel Léopold Sédar Senghor et le Centre Maurice Guèye ont été choisis pour abriter les projections de quinze films. Sélectionnés pour leur thématique relatif à la renaissance africaine, ces films vont être projetés du 24 mars et au 2 avril. Pour le concert prévu le 2 avril au stade Alassane Djigo de Pikine, Madjiguène Niang Moreau, présidente de la commission spectacle, a assuré que ‘des vedettes sénégalaises, d'Afrique et de la Diaspora’ ont été contactées.
Elle n'a pas suivi le combat en direct, mais elle l'a vécu intensément. Elle, c'est Boury Bathily, l'épouse de Balla Gaye 2. Celle-là même qui s'est réfugiée dans la chambre de sa belle-mère, avec son bébé de moins de deux mois, pour fuir la pression. Et des larmes, elle en a versé lorsque les cris de joie ont retenti dans la maison de Oumar Sakho alias Balla Gaye 2, à Golf-Sud, pour annoncer la victoire de son époux de lutteur. L'élu du cœur du «Lion» de Guédiawaye dit n'avoir «jamais douté de la victoire de son mari. Car je sais que Balla Gaye 2 est un lion et je savais qu'il allait battre Modou Lo de fort belle manière». Mme Sakho d'ajouter : «Balla a préparé ce combat très sérieusement, en respectant ses entraînements. Il a été très bien suivi sur tous les plans. Et aujourd'hui (Ndlr : hier soir), Balla sera accueilli comme un roi. Tout ce qu'il veut, il l'aura. Même manger de la viande de chameau».
«Juste avant le début du combat, j'ai quitté la chambre où nous étions pour regarder le combat. Car j'ai un bébé et il y avait trop de monde. Et je savais qu'en cas de victoire, les gens ne pourraient pas contenir leur joie», confesse Boury Bathily, qui ajoute : «Lorsque les cris de joie ont fusé, j'ai pleuré et ma belle-mère aussi. Mais c'est parce que j'ai entendu tellement de choses depuis que je me suis mariée avec Balla Gaye. Il m'arrivait de marcher dans la rue et d'entendre des mots déplacés. Mais je ne réponds jamais. Car cela ne m'ébranle pas. Je pense que cette victoire est la meilleure réponse. Aujourd'hui, le bon Dieu a donné une réponse à mes détracteurs».
Il est vrai que la statue de Wade est bien désapprouvée par des sommités de ce monde. N’empêche, il a manœuvré à tel point que les religieux du pays et certains chefs d’État du continent seront autour de lui le 3 avril prochain, à l’occasion de son inauguration. Le président Wade est aux anges, parce que, d’abord, sa statue va lui être livrée le 31 mars courant, à trois jours de son « baptême ». Pour cet événement il aura à ses côtés, de sources bien informées, le porte-parole du Khalife général des Tidjanes, Serigne Abdou Aziz Sy Junior. Celui des Mourides, Serigne Basse Abdou Khadre, pourrait bien être de la cérémonie. Celui des Niassènes, Serigne Mamoune Niasse, ne pourra pas ne pas venir. Naturellement le Porte-parole de la confrérie des Khadres de Ndiassane, Ahmeth Bachir Kounta, s’il n’amène pas le Khalife, sera aux côtés du président Wade, qui avait été avisé de mettre en place un budget de 18 milliards de nos francs, pour la promotion de sa statue réalisée à 14 milliards, après un troc de terres d’une valeur de cent milliards de francs Cfa. Mais si, les milliards de Wade ont eu raison de bon nombre de résistances religieuses, ce ne fut pas le cas avec les anciens présidents français, Valérie Giscard d’Estaing et Jacques Chirac. L’ancien président sud-africain, Nelson Mandela ne sera pas, non plus, à Dakar. L’invité d’honneur de l’inauguration, le président brésilien Lula hésite encore à faire le déplacement. La presse de son pays ayant tourné en dérision la statue de Wade, qui pourra quand même se consoler d’avoir mobilisé, savamment ses pairs africains. Il a convenu avec les uns et les autres, que pour les besoins de la commémoration du cinquantenaire de l’indépendance de bon nombre de pays africains, cette année, tous les chefs d’État doivent être présents. C’était pour cet acquis qu’il avait différé l’inauguration de sa statue, qui devait avoir lieu depuis le 12 décembre dernier. Elle aura lieu à la veille du 4 avril, jour de l’indépendance du Sénégal. Il a utilisé l’accession à la souveraineté internationale de notre pays pour des ambitions personnelles. Le contribuable sénégalais va encore pâtir. Il suffit de faire le cumul des 100 milliards de terres, des 18 milliards votés pour la promotion de la statue et les frais d’organisation de la fête, pour se rendre compte de la gabegie qui sera au menu le 3 avril 2010.