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Société

Une partie de la communauté musulmane du Sénégal a fêté l’Aïd Al Fitr, qui met fin à un mois de pénitence et de privation. La prière a été célébrée par la communauté universitaire de Dakar en même temps que le mouvement Al Falah, d’obédience étrangère. « Nous sommes obligés de suivre. La position de la mosquée, vous la connaissez, c’est que quand il y a une information, même venant de l’Arabie, nous devons prier. Nous avons eu l’information du Mali, ensuite du Niger. Nous attendions la confirmation ce matin. Quand nous l’avons eue, nous avons prié », a expliqué l’imam de la mosquée de l’Ucad. 

« Le Prophète Mohamad (Psl) a rendu obligatoire la Zakat al fitr. Tout musulman qui a de quoi se nourrir pour au moins un jour et qui dispose d’un surplus a le devoir de s’acquitter de la Zakat al fitr appelée, chez nous, « Mouroum koor ». Au Sénégal, il est préférable de sortir du riz, car c’est la céréale la plus consommée », soutient l’imam Ratib de la Grande mosquée de l’Ucad.

C’est quoi la Zakat al fitr ?

La Zakat al fitr est l’aumône de la rupture du jeûne. Elle est un devoir pour tout musulman qui a de quoi se nourrir lui et sa famille pour au moins un jour et une nuit et qui dispose d’un surplus de nourriture. Celui-ci, se doit de s’en acquitter pour lui et tout ceux qui sont à sa charge : sa femme, ses enfants, ses employés, à condition que ceux-là soient musulmans.

Quelle est la quantité prévue ?

Elle représente un Saa, moyen de mesure de l’époque. 1 Saa équivaut aujourd’hui entre 2,5 et 3 kilogrammes. Cela veut dire que le musulman doit mesurer, pour chaque personne à sa charge la quantité d’un Saa de riz, de mil, de maïs ou tout autre aliment. Au Sénégal, il est préférable de donner du riz, car c’est la céréale la plus consommée.

Quel est le moment le plus recommandé pour s’acquitter de cette Zakat ?

Là-dessus, les savants ont différents points de vue. Pour Ibn Omar (Qu’Allah l’agrée) la Zakat al fitr doit être remise avant que les gens ne se rendent à la prière (de l’Aïd). Il ordonne même que cette Zakat soit remise entre l’apparition du croissant lunaire et la prière. Ibn Omar est en phase avec Ibn Abass (Qu’Allah l’agrée). Celui-ci dit que celui qui l’accomplit avant la prière, elle sera une Zakat acceptée, quant à celui qui la donne après la prière, elle ne sera qu’une aumône parmi les aumônes. Ibn Abass souligne qu’il est même permis de sortir cette Zakat deux jours avant la Korité.

Les chants et diverses manifestations organisées la nuit par les associations religieuses dans les quartiers semblent épouser différents contours. Les adeptes de ces mouvements religieux, même s’ils sont tolérés par certains riverains, dérangent d’autres qui ne supportent pas le bruit occasionné par ces cérémonies qui se déroulent parfois jusque tard dans la nuit.

Comme tous les jeudis à 21 heures précises, Moustapha quitte précipitamment son domicile, juste après le dîner. Vêtu d’un caftan blanc, de sandales, le jeune homme rend à l’autre bout de la rue, non loin du domicile familial, dans le quartier Santhiaba de Rufisque. Là-bas, des hommes et des femmes d’âges différents sont assis sur des nattes et commencent déjà à chantonner des poèmes religieux. Le jeune homme se joint rapidement à eux et gonfle le cercle de ces jeunes disciples munis de leurs livrets écrits en arabe. Ils entament des chants religieux. « Nous nous rassemblons ici tous les jeudis soirs pour chanter et discuter des recommandations de notre guide », nous explique le jeune homme de 22 ans. Moustapha et son cercle d’amis se donnent rendez-vous à la même place, tous les jeudis soirs, pour leur traditionnelle cérémonie de « goudi adiouma » (nuit du jeudi à vendredi, jour de grande prière chez les musulmans) pour renouveler leur foi en Dieu et leur engagement à leur guide religieux. Et comme dans tous les rassemblements de disciples, l’ambiance est toujours agrémentée de tasses de café distribuées gracieusement. Ces fidèles chantent à tue-tête jusqu’à en perdre la voix.

C’est dimanche que sera célébrée la 35e édition du Magal des deux rakaas, commémorant les 115 ans de la prière de Cheikh Ahmadou Bamba au palais du gouverneur. L’édition qui porte le nom de Serigne Mbacké Sokhna Lo, l’intellectuel de Taïf, marque également le 115e anniversaire de la prière mystique et épique de Cheikh Ahmadou Bamba, Serigne Touba , dans le palais du gouverneur. L’histoire retiendra qu’au moment où les colonisateurs, leurs affidés et obligés croyaient décider de son destin, conformément aux recommandations divines, le Cheikh pria, un acte de dévotion et non de défiance, encore moins de provocation. Pour la mystique, Serigne Touba, venait d’entamer le difficile compte à rebours composé de 238 épreuves, au terme desquelles, il devait accéder au grade si convoité de Serviteur de Rassoul. La journée du samedi lui sera entièrement consacrée. Ainsi, le Kourel des deux rakaas, à travers une exposition, fera connaître l’homme au public, ses dimensions spirituelles, culturelles, mais aussi intellectuelles pour les populations actuelles et futures. En marge de la cérémonie officielle à la place Faidherbe, il est prévu un pèlerinage dans les différents sites marqués par le passage de Cheikh Ahmadou Bamba, notamment à la cellule numéro 4 qui sera, à n’en point douter, le principal lieu d’attraction.

La Faculté des Sciences juridiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a publié les résultats de la première session des examens pour l’année académique 2009-2010. Les étudiants admis en classe supérieure sont plus nombreux que ceux de l’année dernière.

L’absence de grève provoque de bons résultats. La Faculté des sciences juridiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar vient d’en administrer la preuve au cours de cette année académique 2009-2010.

En effet, les résultats des examens de la Première année à la maîtrise sont mieux que ceux de l’année dernière, selon le Doyen de la Faculté, le Pr Ndiaw Diouf.

En Première année, sur environ 5000 étudiants répartis en deux groupes, près de 600 ont pu avoir 42 crédits sur les 60 requis. Ce nombre de crédits leur ouvre les portes de la deuxième année même s’ils doivent valider les autres crédits avant de passer en Licence. Cette performance s’explique par l’absence de perturbations dans le courant de l’année. « Depuis plus de 10 ans, la Faculté a toujours connu des perturbations. Cette année, nous avons eu la chance de ne pas avoir connu de grèves », a souligné le doyen qui précise que le passage de l’enseignement classique au système Lmd (Licence-Master-Doctorat) n’a concerné que les étudiants de première et de deuxième année.

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