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Société

 

Entre entendre parle d’une chose et connaître la chose en tant que telle, il y a tellement d’obstacles épistémologiques à lever ! Les dakarois, eux, si on se fie aux résultats de l’enquête Agence dakaroise d’étude stratégiques et de recherches (Adesr)/ Dakar Life, soutiennent mordicus qu’ils connaissent le « faru rab »et le « thioro rab », ces êtres invisibles et polymorphes qui s’invitent nuitamment dans votre intimité et qui bouleversent votre vie.


Nous sommes ici en pleine mystique, mai les dakaroises se défendent d’avoir une connaissance par ouïe dire, approximative et imaginée de ce qu’ils qualifient de phénomène : 64,4% déclarent ainsi connaître des cas concrets de « faru rab » et de « thioro rab » et s’ils l’estampillent « phénomène », c’est parce que, selon eux, il est massif en général, et concerne plus les femmes. Sous ce rapport, révèle l’enquête Adesr/Dakar Life, 75,2% d’enquêtes estiment que la catégorie la plus touchée est celle des jeunes (filles), en raison précisément de leur façon de s’habiller.

Autrement dit, nous sommes en présence d’êtres ou d’esprit adeptes de chairs fraîches bien moulées dans des tenues sexy et à la posture aguichante. En réalité, le point de vue de ces dakaroises recoupe celui du tradipraticien Seybatou Amdy Diouf (lire son interview par ailleurs). Ce dernier soutient que les « faru rab » et les « thioro rab » ont, en matière de rapports amoureux, une psychologie qui fonctionne comme celle des humains : les premiers son attirés par les belles filles, jeunes, désinvoltes et provocantes ; les seconds ont un faible pour les beaux gosses à l’allure craquante.

Société

Le collectif des imams et résidents des quartiers de Guédiawaye et de la banlieue a sorti hier son quatrième mémorandum. Un document dans lequel il décrète ‘le non paiement des factures d'électricité et le boycott systématique des caisses de Senelec’ du 27 juillet au 27 août.

Le collectif des imams de Guédiawaye a finalement décidé de passer à la vitesse supérieure. Cette structure, qui se propose de défendre les intérêts des populations de ladite localité, compte ainsi marquer leur mécontentement face aux coupures répétitives dans la fourniture de l'électricité. Leur mémorandum, sorti hier, fait état d'un ‘mot d'ordre de non paiement des factures d'électricité de Senelec et le boycott des caisses du 27 juillet au 27 août 2010’. Et cela, en attendant de ‘vérifier l'effectivité de la réalisation des promesses du ministre d'Etat, ministre de l'Energie, de normaliser la distribution de l'électricité dans le pays’. Une décision qui entre dans le cadre d’une plate-forme établie dans le but d'assurer aux populations de leur localité une fourniture correcte de l'électricité.
Mais il faut dire que ce mémorandum s'accompagne d'une série d'actions sur le terrain visant à alerter les autorités. C'est ainsi que le Cadre d'action de la société civile (Casc), va organiser une marche, le 31 samedi juillet à 10 heures, entre les Parcelles assainies et Cambérène, pour ‘manifester contre les délestages’. Un combat citoyen qui pousse ce collectif des imams à demander aux populations d'‘appliquer et sans réserve les mots d'ordre de boycott du paiement des factures’. C’est aujourd’hui ‘le seul moyen d'assurer efficacement la prise en compte effective de leurs préoccupations dans le sens de l'amélioration des conditions de vie de tous les Sénégalais’, lit-on dans le mémorandum.

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Les résultats et le palmarès du concours général 2010 dont les récompenses seront remises jeudi prochain par le chef de l’Etat, consacrent une fois de plus la réputation de lycée d’excellence de Seydina Limamou Laye de Guédiawaye.

La distribution des prix du concours général sénégalais de ces trois dernières années a fini de confirmer le lycée Seydina Limamou Laye comme le meilleur établissement secondaire public. En dépit d’un environnement socio-économique difficile, à Guédiawaye dans la lointaine banlieue dakaroise, avec ses effectifs pléthoriques, ce lycée est devenu une véritable pépinière de jeunes ‘cracks’. La cuvée 2010 du concours général prouve cette réputation incontestable. En effet, sur les trente-neuf établissements ayant des lauréats, dont vingt-quatre sont de la région de Dakar (avec quinze du privé et neuf seulement du public), le lycée Seydina Limamou Laye arrive en tête du palmarès avec trois 1er prix, six 2e prix et 13 accessits.

Bien plus, la fille de la classe de terminale ayant obtenu le plus de distinctions, notamment le 2e prix d’économie générale et le 4e accessit en techniques comptables, qui répond au nom de Tabara Sow, est pensionnaire du lycée de Guédiawaye. De même, le meilleur élève de terminale ayant obtenu le plus de distinctions, Mamadou Yauck, est un élève de Limamou Laye. Ce dernier n’est autre que l’ancien président du Parlement des enfants et champion du Sénégal en scrabble de sa catégorie. Il a obtenu le deuxième prix de philosophie et le deuxième accessit en histoire. Ndèye Binta Thiombane, en classe de première, dans le même établissement, a également décroché un 1er prix.

La deuxième marche du podium des établissements est occupé par le Prytanée militaire Charles Ntchoréré de Saint-Louis avec en tout et pour tout, onze distinctions, dont deux 1er prix, un 2e prix et 8 accessits. De fait, l’école des enfants de troupes a perdu sa place de meilleur établissement public au profit de Limamou Laye. Ce qui fera tout de même dire au ministre de l’Enseignement préscolaire, élémentaire, moyen, secondaire et des Langues nationales, Kalidou Diallo, que ‘les palmarès du lycée Seydina Limamou Laye et du prytanée militaire Charles Ntchoréré ont fourni la preuve que l’excellence est toujours présente dans notre système éducatif’.

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Tous les jours à 19 heures, Rama, âgée de 23 ans range soigneusement ses produits de beauté dans un sac à main et prend la direction d’un bar populaire très prisé par les riches hommes sénégalais et les expatriés aux voitures luxueuses et aux comptes bancaires bien remplis.


“Vous faites l'amour avec quelques hommes et ils vous donnent une fortune. C'est un vrai business. Personne ne perd." Rama est un de milliers de jeunes travailleuses du sexe qui peuplent les rues, les bars et les boîtes de nuit de Dakar. La plupart d'entre eux disent qu’ils sont poussés dans la prostitution par la pauvreté, le chômage et le manque d'opportunités.
Bilkisu est une nigériane de 31 ans qui a déménagé à Dakar en 2008, après que ses amis lui ont parlé du développement du commerce sexuel dans la capitale sénégalaise : "J'étais réticente pour venir à Dakar parce que je ne parlais pas français. Mais une fois que j'ai découvert la somme d'argent mes amis faisaient et les maisons dans lesquelles ils vivaient, j'ai fait mes affaires et je me suis déplacé. Aujourd'hui je dis que le Sénégal est mon pays, parce que j'ai de meilleures opportunités ici. Les hommes sont intéressés par des prostituées et généralement, ils vous paient ce que vous réclamez. Je suis chez moi !"

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